• Les parfums

    LES PARFUMS



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    De nombreux parfums entraient dans la composition des onguents et des cosmétiques. On les utilisait plus particulièrement dans ce qu’on appelle les « cônes à parfum » qui étaient placé par-dessus la perruque que portraient les femmes. On utilisait aussi les parfums mélangés à du miel pour former des petites boules, qu’on mâchait afin de se parfumer la bouche.
    Pour de nombreux usages était utilisé le koupit. Les recettes de fabrication et la composition ne nous sont connues que par des textes d’époque tardive : deux inscriptions provenant de la salle des parfums du temple d’Edfou, une autre du temple de Philae (ce n’est qu’une copie fragmentaire des textes hiéroglyphiques d’Edfou. En réunissant tous ces documents, on distingue seize ingrédients entrant dans sa composition, mais, en réalité, il existait plusieurs recettes. Néanmoins, les produits de base étaient : la résine de térébinthe, le djabaït (fleur de genêt ?), le jonc odorant, le souchet, la genièvre, le safran, la cannelle, la cardamone, le cinnamome, le nard, la menthe, le lentisque… Le laboratoire du temple de Dendérah a conservé la liste des baumes et des neuf huiles parfumées, rituellement utilisés pour oindre les statues des dieux. Une liste des recettes pour la préparation des parfums est donnée sur le linteau de la porte de la même salle.
    Les plantes servant à la composition de ces parfums provenaient des déserts d’Egypte, mais surtout de terres étrangères. De Phénicie, on importait plus particulièrement le « sonter », cette essence de térébinthe qui imprègne certains passages de la poésie amoureuse égyptienne. Mais c’est du Pount que venaient les parfums les plus subtils : « Tous ces oiseaux du Pount s’abattent sur l’Egypte, enduits de parfums, celui qui vole devant eux saisit mon appât, exaltant les odeur s de Pount et des pattes sont enduites de gommes aromatiques… ». Du Pount on ramenait ces bois à parfums, dont l’un donnait sans doute l’oliban ; c’était la terre de l’encens, des gommes aromatiques et aussi du térébinthe, d’où l’on tirait ces parfums qu’on brûlait dans les temples en l’honneur des dieux et du roi, mais aussi dans les maisons afin que l’air lui-même fût plain de parfums.
    Ces parfums étaient confectionnés dans des laboratoires sacré attenant aux temples, sous l’égide de Chesmou, dieu de la parfumerie, dont le nom s’écrivait parfois par un hiéroglyphe représentant une presse à huile et à essences. Les parfums étaient aussi préparés à l’aide de cuisson des ingrédients, comme par exemple, on le voit dans la tombe de Rekhmirê. Les pains de résines (encens, myrrhe) étaient broyés dans les mortiers ; on y mêlait ensuite les graines et le plantes, ainsi que les huiles servant d’excipients, et l’ensemble était chauffé modérément pendant des heures. Le produit obtenu était filtré et mis dans des récipients, vases aux formes élégantes. Parfums et onguents étaient largement utilisés dans la momification et dans les rituels funéraires où les statues étaient largement couvertes d’onguents. Ces parfums sont généralement à base d’huile, mais ce n’est pas toujours facile à identifié. Il y a eau les parfums à base d’eau : eau de mestenou, eau d’oliban, eau de gomme d’ébénier, eau de plante-tekhou. On peut voir que les égyptiens ont essayé de nombreux mélanges, mais nous en ignorons la composition et nous avons, pour la plupart, à imaginer quel était leur senteur réelle.<o:p></o:p>

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