FAMILLE
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Comme pour lamour de lEgypte (la « terre chérie »), lamour de la famille est une des caractéristiques de lâme égyptienne. Le désir de lunion dans le mariage sexprime dans la poésie amoureuse, et lEgypte offre une des rares civilisations dans lesquelles le mariage ne se borne pas à un froid contrat ordonné par lusage. Cependant, dans la société égyptienne, la famille occupait une place importante : les groupements familiaux sont inscrits au service de lEtat et lusage veut que le fils succède à son père dans sa profession et sur ses terres. Néanmoins, le roi possède la propriété éminente des terres et il peut changer la profession dune lignée familiale, comme le fils peut, à son gré, opter pour un métier différent de celui de son père. La famille entière, femme, enfants, parents aux divers degrés, constitue une équipe dans un corps de métier et lEtat reconnaît à laîné (quel que soit son sexe) lautorité de la parenté, le rendant responsable de la marche du travail et du paiement de limpôt.
Statues, peintures, reliefs nous montrent laffection qui liait les époux ; on les voit enlacés, les enfants debout à leurs pieds ; ensemble, ils surveillent la marche du ménage et léducation de leurs enfants ; ensemble, ils vont chasser dans les marais ; ensemble, ils vont se délasser dans le jardin
Les familles aisées possédaient parfois des esclaves et le plus souvent des serviteurs libres rétribués sur les biens de la maison ; la domesticité dun haut fonctionnaire pouvait être nombreuse : échansons ( oubaou ) qui servaient les maîtres à table, mais pouvaient aussi être de véritables confidents ; shemsou , porteurs de sandales, serviteurs chargés de porter la natte où sasseyait le maître lors des visites de ses domaines ; intendants